Menus toxiques : Qu’y-a-t-il dans nos assiettes ?

L’association « Générations futures » mène l’enquête sur les substances chimiques présentes dans notre alimentation

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Repas de famille à Concarneau – début XXème siècle

Aujourd’hui, un homme sur 2 et une femme sur 3 est ou sera touchés par le cancer en France. Nous sommes donc tous et toutes concernés par cette terrible maladie. Face à cette épidémie, nous avons décidé de lancer une campagne sur Environnement et Cancer. Le premier volet de cette campagne est donc cette enquête sur l’exposition de la population, par l’alimentation, à des substances chimiques suspectées d’être cancérigènes.

Notre but est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s’imposent .

C’est parce que nous nous en inquiétons aussi que nous avons souhaité faire cette enquête. Depuis que nous travaillons sur le sujet de l’alimentation et de la contamination des aliments, notamment par les pesticides, nous n’avons de cesse de nous interroger sur l’exposition alimentaire « réelle » à laquelle une personne, particulièrement un enfant, est soumise durant une journée. A combien de substances chimiques différents sommes nous exposés dans une journée par notre alimentation ? A quel type de substances ? Les seuils fixés par les agences officielles sont-ils respectés ? Combien de substances soupçonnées d’être cancérigènes et/ou perturbant le système endocrinien ingérons nous de manière quotidienne ?

  • 80% des français sont inquiets des résidus de pesticides présents dans les fruits, les légumes ou les céréales
  • 80% sont soucieux des polluants que peuvent contenir le poisson ou la viande.
  • Près d’un Français sur deux estime à ce sujet que les autorités publiques de l’Union européenne n’entreprennent pas suffisamment d’actions pour protéger les consommateurs de ce risque .

C’est pour tenter de répondre à ces questions que nous avons souhaité mener l’enquête. Malheureusement les résultats de nos analyses vont bien au-delà de ce que nous craignions. Si dans la quasi-totalité des cas les seuils légaux (normes, limites) sont respectés pour chaque substance prise individuellement, nous avons été impressionnés par le nombre important de molécules différentes retrouvées susceptibles d’avoir des propriétés cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Le message que ce rapport porte est que, au vu des résultats de cette enquête, il est du devoir de nos représentants de trouver des moyens de réduire de manière substantielle l’exposition, notamment alimentaire, de la population aux substances chimiques suspectées d’être cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.

Cet objectif est atteignable. Pour nombre de ces substances des solutions de substitution existent déjà. Ainsi pour ce qui est des pesticides et des additifs, la production d’aliments sans résidus est possible comme le prouve l’agriculture biologique.

Les résultats ? Repas par repas : c’est ici http://www.menustoxiques.fr/resultats-menus-toxiques-generations-futures.html

Mise en garde concernant l’étude

Cette enquête est basée sur l’analyse des aliments des repas d’une seule journée. La composition du menu résulte d’un choix parmi des aliments de consommation courante. Elle ne prétend pas être parfaitement représentative de la consommation alimentaire française moyenne et ne prétend pas refléter exactement l’état moyen de la contamination  par des substances chimiques des aliments vendus en France. Par ailleurs, nous n’avons pas fait rechercher tous les substances chimiques possibles dans tous les échantillons, mais nous avons fait rechercher les substances les plus courantes dans chaque type d’aliment. Enfin, les résultats contenus dans ce dossier n’ont pas de valeur statistique significative au regard du faible nombre d’échantillons analysés, mais sont illustratifs de la problématique traitée.

Cette enquête vise à éclairer les questionnements que nourrissent le public et nos organisations concernant la contamination des aliments par des mélanges à faible doses de substances chimiques classées, par des instances officielles, cancérogènes certaines, probables ou possibles ou soupçonnées d’être perturbatrices du système endocrinien.

Nous tenons à rappeler qu’il est important d’avoir une alimentation diversifiée et équilibrée riche en fibres, vitamines, calcium et autres éléments nutritifs nécessaires au bon développement d’un enfant et à la santé des adultes. Ainsi, nous tenons à rappeler les recommandations inscrites dans le Plan National Nutrition Santé  (PNNS) notamment : Manger au moins 5 fruits et légumes par jour . A chaque repas et selon l’appétit manger des pains, céréales, pommes de terre et légumes secs. Avoir 3 rations de lait et produits laitiers (yaourts, fromages)  par jour. Limiter la consommation de sel, de matières grasses ajoutées et de produits trop sucrés. Boire de l’eau à volonté

Source : https://www.generations-futures.fr/campagnes/alimentation
Crédit photo : Par Inconnu [Public domain], via Wikimedia Commons

 

 

 

 

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